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Sozial an ökologesch plangen

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Planung ist unbeliebt geworden. Unter dem Banner des Neoliberalismus soll der Markt alles regeln. Auch in den Städten und Gemeinden soll die Entwicklung den Gesetzen des Marktes folgen. Bodenpreise und Mieten sollen der Regulierung entzogen bleiben oder werden. Große Grundstücksbesitzer, Immobiliengesellschaften und kommerzielle Bauträger bestimmen so weitgehend die urbanistische und soziale Entwicklung. Zwar besitzen die Gemeinden immer noch formal ein starkes Planungsrecht (z.B. über Bebauungspläne), aber es ist der Kraft der Lobbys und der Besitzverhältnisse ausgesetzt – denen die politisch Verantwortlichen oft nur wenig Widerstand entgegensetzen. Dem muss also ein starkes und kohärentes Konzept von Stadtplanung entgegen gesetzt werden. Das geht über einen Bebauungsplan hinaus, und auch über die Planung neuer oder die Sanierung alter Wohn- oder Gewerbeviertel.

1. Leitlinien: Als Grundlage einer langfristigen Entwicklungsplanung dienen allgemeine Leitlinien, die in einem demokratischen Prozess zusammen mit der Bevölkerung ausgearbeitet werden. Zu diesen Leitlinien müssen unbedingt gehören: Abbau der Armut und der lokalen sozialen Ungleichheiten, erschwinglicher Wohnraum und Verhinderung bzw. Abbau von Wohnsegregation, nachhaltige Energiepolitik, Erhaltung der Umwelt und der Biodiversität, Beitrag zur Klimapolitik, Gesundheit. Die Leitlinien sollen Prioritäten setzen.

2. Bestandsaufnahme: Ohne Diagnose keine Therapie. Also ist eine Bestandsaufnahme erforderlich, die sowohl die vergangenen und gegenwärtigen positiven Entwicklungen aufzeichnet wie auch die Mängel, Defizite, Ungleichgewichte und Widersprüche.

3. Demokratische Planung: Nur demokratische Prozeduren verschaffen der Stadtplanung eine ausreichende Legitimation, so genannte Informationsversammlungen reichen da nicht aus. Die vielfältigen Formen partizipativer Demokratie müssen gefördert und genutzt werden.

4. Vernetzung und Koordination: Stadtplanung muss alle Bereiche der lokalen Entwicklung miteinander vernetzen: Urbanistik, Sozialplanung, Energiewende, Umwelt- und Naturschutz, Kultur, Daseinsvorsorge… Nötig sind Pläne oder Szenarien in den verschiedenen Bereichen (Grünplan, Sozialentwicklung…), die immer miteinander vernetzt werden müssen (z.B. hat Grünplanung immer auch eine soziale Dimension). Das verlangt eine kontinuierliche Zusammenarbeit der verschiedenen Dienststellen und eine übergeordnete professionelle Koordination (Amt für Stadtentwicklung). Dazu gehört auch ein permanenter Ausschuss für Stadtentwicklung, mit Vertretern der Parteien und, im Sozial- und Umweltbereich, aktiven BürgerInnen (am besten paritätisch besetzt), mit öffentlich zugänglichen Berichten.

5. Langzeit: Der Zeitraum der Stadtplanung geht über eine Mandatsperiode hinaus. Mindestens ein Jahrzehnt muss vorausgedacht werden, nicht in Form eines festen Planes für zehn Jahre, sondern in kontinuierlicher Überprüfung, mehr Prozess also als endgültiger Plan. Desweiteren sollte die Stadtplanung immer nur am Allgemeinwohl und an den Leitlinien ausgerichtet werden, sowie demokratisch legitimiert werden, und nicht von Forderungen von Lobbys oder Privatinteressen beeinflusst werden.

6. Planungshoheit: Die Gemeinden müssen ihre Planungshoheit (PAG, PAP, Wohnungsbau, usw.) nutzen bzw. ausweiten und neue Planungsinstrumente schaffen (siehe 4.) Der Einfluss der kommerziellen Bauträger (Promoteurs) auf die Stadtentwicklung und insbesondere auf die Wohnungspolitik muss stark eingedämmt werden. Das heißt z.B. auch, dass alle allgemeinen (PAG) und einzelnen (PAP) Bebauungspläne von den Gemeinden selbst und unter Einbeziehung der Bevölkerung ausgearbeitet werden. Das bedeutet auch Widerstand gegen den mächtigen Einfluss von Großgrundbesitzern (Beispiel ArcelorMittal im Süden) zu leisten, dies auch durch eine konsequente Nutzung des Enteignungsrechtes.

7. Bodenrecht: Die Gemeinden sollten so viel Grund- und Immobilienbesitz wie möglich in eigener Hand behalten bzw. aufkaufen. Öffentliches Eigentum ist in diesem Fall immer noch die beste Voraussetzung für eine Planung im öffentlichen Interesse.

8. Konflikte: Stadtplanung ist nicht neutral und verlangt deshalb klare Positionen. Es stehen sich unterschiedliche und zum Teil konträre Interessen gegenüber: Gewinnerwartungen gegen den Bedarf an erschwinglichem Wohnraum, Produktivitätssteigerung gegen Umweltschutz, usw. Konflikte zwischen öffentlichem und privatem Interesse dürfen nicht vertuscht werden und nicht in faulen Kompromissen münden, sondern müssen in öffentlichen Verfahren gelöst werden. Die erfolgreichen Mobilisierungen gegen manche Projekte der Naturzersiedlung dienen dabei als Vorbilder.


Planifier le développement local

La planification territoriale n’est plus de mode. Sous la bannière du néolibéralisme, le marché est censé tout régler, y compris le développement des villes et des communes Les prix des terrains à bâtir et des loyers sont libérés de toute règlementation et en conséquence, ce sont les gros propriétaires fonciers, les agences immobilières et les promoteurs privés qui déterminent le développement urbain et social des communes. Bien que chaque commune peut planifier son territoire selon sa volonté (p.ex. via les plans directeurs), ce droit est fortement exposé au pouvoir des lobbies et aux intérêts particuliers, auxques les responsables politiques souvent n’osent pas s’opposer. Il faut donc envoyer un signal politique fort en développant un plan d’aménagement urbain cohérent qui ne se limite pas uniquement à des plans directeurs ou à la conception et l’assainissement de quartiers résidentiels ou commerciaux.

1. Lignes directrices: elles doivent former la base d’un développement urbain à long terme et être élaborées ensemble avec les citoyen(ne)s par le biais d’un processus démocratique. Les éléments suivants doivent faire partie intégrante de ces lignes directrices: l’éradication de la pauvreté et de l’inégalité sociale au niveau local, l’accès au logement à des prix abordables, la prévention ou la réduction de la ségrégation résidentielle, une politique énergétique durable, la préservation de l’environnement et de la biodiversité, une contribution à la politique climatique et la santé. Ces lignes directrices sont censées fixer des priorités.

2. Inventaire: sans diagnostic pas de traitement. Il est donc primordial de commencer par dresser un inventaire qui reprend toutes les évolutions positives passées et présentes, tout comme les manquements, les déséquilibres et les contradictions.

3. Planification démocratique: seules des procédures démocratiques confèrent à l’aménagement urbain la légitimité nécessaire. Des soi-disant réunions d’informations sont insuffisantes. Les diverses formes existantes de démocratie participative doivent être promues et mieux utilisées.

4. Mise en réseau et communication: le développement urbain doit relier tous les domaines du développement local, comme l’urbanisme, la planification sociale, la transition énergétique, la protection de l’environnement et du climat, la protection sociale et la culture. Il convient donc de développer des concepts pour ces différents domaines (création d’espaces verts, développement social) tout en les interconnectant (p.ex. la création d’un espace vert contient toujours une dimension sociale). Cela requiert une collaboration continue entre les différents services ainsi qu’une coordination professionnelle globale (un service en charge de l’aménagement urbain). Il est aussi nécessaire de créer une commission permanente en charge de l’aménagement urbain, constituée de représentant(e)s des différents partis et de citoyen(ne)s actifs dans les domaines social et environnemental, dont les rapports sont publiquement accessibles.

5. Sur le long terme: la durée de l’aménagement urbain ne correspond pas à celle de la période législative. Il s’agit de planifier une décennie à l’avance, non pas avec un plan définitif, mais sous forme d’un processus continu avec des évaluations régulières. Ce plan d’aménagement est à élaborer en respect des lignes directrices et de l’intérêt général.Il nécessite une légitimité démocratique forte et ne doit pas être influencé par les revendications des lobbies et les intérêts particuliers.

6. Souveraineté d’aménagement: celle-ci doit être étendue au niveau communal (PAG, PAP, construction de logements, etc.). L’influence des promoteurs commerciaux sur l’aménagement urbain, et surtout sur la politique du logement, doit être fortement limitée. Ceci implique par exemple que les communes se chargent elles-mêmes, en collaboration avec les citoyen(ne)s, de l’élaboration des plans d’aménagement généraux (PAG) et particuliers (PAP). Cela signifie également qu’il faut s’opposer à la suprématie des gros propriétaires fonciers (p.ex. ArcelorMittal au Sud), aussi à travers une utilisation renforcée du droit d’expropriation.

7. Droit foncier: les communes devraient posséder autant de biens immobiliers et de terrains que possible, voire en racheter davantage. La propriété publique reste toujours le meilleur moyen d’un aménagement urbain dans l’intérêt collectif.

8. Conflits: l’aménagement urbain n’est pas neutre et nécessite donc des positions claires. Souvent des intérêts divergents s’opposent : quête de bénéfices vs. besoins de logements à des prix abordables, accroissement de la productivité vs. protection de l’environnement, et ainsi de suite. Les litiges entre intérêts publics et privés ne doivent pas déboucher sur des mauvais compromis, mais être réglés publiquement. Des mobilisations à succès contre certains projets entraînant une destruction du paysage peuvent servir d’exemples.

 

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